Le deuxième Raid Nord Pas de Calais affiche un bilan positif

Press Release / 05.07.2011
Gilles Briand : "J'ai mis mon énergie à rendre possible la suite de l'aventure"

Gilles Briand est , depuis novembre 2009, président de l'Association Actions Sports Nature organisatrice du "Grand Raid Nord Pas de Calais" dont la deuxième édition vient de se terminer. Pendant une semaine, Le Grand Raid a réuni dans une forme de festival des sports nature les meilleures équipes internationales de raiders ainsi que des adolescents -au niveau national- dans le " challenge collégiens", des passionnés régionaux dans le raid " Challengers", des familles dans le "Family raid" et même les raiders de l'avenir avec les "brevets du petit raider".

Les organisateurs ont du faire un énorme effort pour rétablir un équilibre financier qui n'avait pas été atteint l'année précédente et qui aurait pu mettre en danger la pérennité de la manifestation.

- Qu'en est-il du "Grand Raid" après cette deuxième édition?

Gilles Briand .-D'abord, et sans forfanterie, nous avons un sentiment de satisfaction. Nous savons la somme d'efforts que nous avons du déployer pour que cette édition ait lieu et soit un succès. Aujourd'hui, je suis satisfait, car tous ceux qui ont participé à cette seconde édition avaient le sourire et ont salué notre travail. Un travail collectif, menée par une équipe de gens passionnés et consciencieux, avec le soutien précieux des collectivités territoriales et de nos sponsors.

- Les efforts nécessaires pour rétablir l'équilibre budgétaire n'ont-ils pas trop été faits au détriment de la manifestation ?

G.B.- La question semble sous-tendre une réponse positive, et je sais, que chacun dans son domaine, a eu à souffrir de cette restriction budgétaire. Mais mon engagement dès le départ a été de conditionner cette édition à un retour à l'équilibre budgétaire. Il en allait de la crédibilité de notre équipe, et tout simplement de la poursuite de ce bel évènement. Je crois qu'il est encore possible d'optimiser certaines dépenses pour retrouver plus d'aisance sur certains secteurs mais il est évident que nous avons travaillé dans un cadre financier exsangue et que nous devrons convaincre d'autres partenaires pour avoir un peu plus de moyens. Cette édition doit beaucoup à nos bénévoles qui ont bossé sans compter leurs heures, avec une bonne humeur permanente. Nos prestataires ont été eux aussi dans un engagement sans faille, ils ont fait les efforts que j'ai imposés à tous, sans rechigner à la tâche. C'est sans doute aussi ça l'esprit Raid. Mais je sais qu'il existe une réalité économique qu'on ne peut tordre à l'envie. Nos efforts ont aussi porté sur des dépenses qui n'étaient pas dans l'esprit lors de la première édition et que je mets sur le compte de l'enthousiasme d'une première qui avait tout à prouver, quitte à miser sur quelques artifices. Je dis cela sans esprit grincheux, il serait si facile de critiquer. J'ai mis mon énergie à rendre possible la suite de l'aventure, c'est la seule chose qui m'intéresse. Si nous gagnons ce pari, alors, progressivement, nous remettrons les comptes à zéro. Notre ambition est une ambition de service public pour le développement de la pratique d'un sport en émergence très favorable au changement d'image d'une Région qui a bien plus à offrir que la caricature dont elle fait encore trop souvent l'objet.

Gilles Briand et Karine Baillet

- Pensez-vous avoir regagné la confiance des équipes de haut niveau ?

G.B.-Sincèrement, je le crois. Les grosses équipes qui sont revenues, avec les meilleurs raideurs mondiaux. Myriam Guillot, vainqueur avec l'équipe Thule, m’a avoué que ses équipiers avaient du la pousser pour revenir mais qu'elle était finalement très heureuse de sa participation, que le parcours l'avait surprise, qu'elle avait aimé l'ambiance. J'ai également parlé avec Sébastien Sxay (Wilsa) ou Emma Rocca (Buff), qui ont manifesté leur envie de revenir. Ils ont compris nos difficultés, je crois qu'ils nous font confiance. Même la question des primes non versées totalement en 2010, et qui nous a tant coûté en termes d'image, a pu être abordée sereinement avec eux. Tous ont accepté de régler leur inscription alors même qu'on leur devait encore de l'argent. Tous ont accepté de percevoir en deux fois la prime de cette année.

- Quels sont, à moyen terme- et dans l'ordre- les objectifs de cette manifestation ?

G.B.-Je souhaite que le Grand Raid devienne la manifestation qui ponctue chaque année, de manière évènementielle, un travail que nous aurons mené tout au long de l'année pour développer la pratique du raid. Je tiens au format de cette année, associant des épreuves et des publics multiples. Par conséquent, notre premier objectif est de transformer l'essai l'an prochain avec une troisième édition, dont l'enjeu sera à la fois de faire venir plus d'équipes Elite (une vingtaine me semble un objectif raisonnable) et de développer les autres formats, notamment en lien plus étroit avec les sites d'accueil.

A moyen terme, je souhaiterais que le Grand Raid soit une grande fête partenariale. En effet, le Raid Multisports n'a pas de fédération (mais un Groupement National), il emprunte à de multiples disciplines pour élaborer un cocktail spécifique qui draine un public consommateur des sports de nature dans leurs formes multiples. C'est pourquoi j'aimerais aboutir à un partenariat avec les ligues régionales, pour que le Grand Raid soit aussi une chambre d'écho pour toutes les disciplines.

Enfin, j'avoue que ce serait à terme une belle reconnaissance si notre épreuve figurait dans un calendrier national, voire international.

J'ajouterai que tous ces efforts n'auront un sens que s'ils s'intègrent dans l'action plus large de notre association qui vise à fédérer les organisateurs et pratiquants du raid multisports pour en assurer un développement harmonieux.
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